À moins d'un kilomètre du rivage, ce n'est presque jamais la tôle qui lâche en premier. Ce sont les vis, les rives et les chéneaux. Voilà pourquoi, et ce que cela change.
| Rang | Ce qui se dégrade | Pourquoi |
|---|---|---|
| 1 | Les fixations | Rondelle d'étanchéité vieillie, métal parfois incompatible avec la couverture. |
| 2 | Les rives et les solins | Exposés, souvent d'un autre métal que la couverture, et rarement contrôlés. |
| 3 | Les chéneaux et descentes | Le sel s'y dépose et l'eau stagne entre deux pluies. |
| 4 | Les découpes non reprises | Sur un acier revêtu, la tranche nue est le point de départ de la corrosion. |
| 5 | La couverture elle-même | En dernier, et souvent parce que l'un des quatre points précédents a été négligé. |
La conséquence pratique est contre-intuitive : changer une couverture sans revoir ses accessoires, en bord de mer, revient à repartir avec le même problème.
L'aluminium a un vrai avantage ici : il se protège seul par une couche d'oxyde qui se reforme après une rayure, là où un acier revêtu démarre sa corrosion au point de percement. Cela ne dispense de rien.
La règle qui compte le plus reste la cohérence des métaux. Aluminium et acier au contact, en milieu humide et salin, forment une pile : l'un se dégrade rapidement, et c'est presque toujours la fixation qui part en premier.
Le comparatif complet : aluminium ou acier aux Antilles.
Ces quatre gestes séparent une couverture qui tient d'une couverture à refaire dix ans trop tôt. C'est le meilleur rapport effort-résultat de toute cette page.
Nous regardons la couverture et surtout ses accessoires, puis nous chiffrons ce qui doit être repris.