C'est le dispositif le plus mal exploité de tout l'arsenal, et le seul qui ne regarde pas vos revenus. Il ne réduit pas la facture : il finance à 0 % ce qu'il vous reste à payer.
L'éco-prêt à taux zéro est le dispositif le plus mal exploité de tout l'arsenal. Il ne réduit pas le coût des travaux, il en finance le reste à charge, sans un euro d'intérêt et sans condition de ressources. Autrement dit : il s'adresse aussi à ceux qui ne touchent rien de MaPrimeRénov'.
MaPrimeRénov' et EDF Agir Plus versent une subvention. L'éco-PTZ, lui, prête l'argent qui manque, à taux d'intérêt nul. Les deux logiques sont complémentaires, et se combinent très bien : la subvention réduit la facture, le prêt étale ce qui reste.
Son intérêt est particulièrement net dans deux cas antillais très courants : le ménage aux ressources supérieures, qui ne perçoit presque rien de MaPrimeRénov' mais peut emprunter à 0 % ; et le chantier groupé, où l'on veut traiter la toiture, les protections solaires et l'eau chaude en une seule opération plutôt qu'en trois.
Le propriétaire bailleur y a droit en s'engageant à louer le logement comme résidence principale, ou s'il est déjà loué comme tel.
Le logement doit être :
Un seul éco-prêt à taux zéro peut être accordé par logement, sauf recours à un éco-prêt complémentaire ou à un éco-prêt copropriétés.
Le montant dépend du nombre d'« actions » de travaux réalisées, pas de leur coût :
C'est une mécanique qui récompense le chantier groupé. Traiter la toiture puis, deux ans plus tard, les baies vitrées, vous donne accès à 15 000 € puis à un complément. Traiter les deux en une fois vous ouvre 25 000 €. Le calcul est vite fait.
La liste est propre à la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte : elle n'a rien à voir avec la liste métropolitaine. Chaque catégorie compte pour une action.
Les travaux d'isolation de la toiture doivent porter sur la totalité de la toiture. Trois voies : pose d'une surtoiture ventilée avec une surface couverte d'au moins 75 % ; isolation thermique de la toiture ou du plancher des combles perdus avec R ≥ 1,5 m².K/W ; système de protection de la toiture avec, en Martinique et en Guadeloupe, un facteur solaire Smax ≤ 0,03.
Les travaux doivent porter sur au moins 50 % de la surface des murs extérieurs. Voies possibles : bardage ventilé avec un taux d'ouverture ≥ 3 % ; pare-soleil horizontaux avec un débord d'au moins 70 cm ; ou procédé d'isolation thermique avec R ≥ 0,5 m².K/W.
Au moins 50 % des baies, fenêtres ou portes donnant sur l'extérieur, à condition que les matériaux utilisés remplacent des parois en simple vitrage. C'est la catégorie plafonnée à 7 000 € en action unique.
Installation ou remplacement d'un système de chauffage, et installation d'un équipement de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable. Ces catégories existent au barème national mais ne concernent en pratique presque personne aux Antilles.
C'est ici qu'entre le chauffe-eau solaire individuel, le geste que l'ANAH note ★★★ en Outre-mer.
Sur sous-sol, vide sanitaire ou passage ouvert, avec R ≥ 3 m².K/W.
Plus large qu'on ne le croit. L'éco-prêt à taux zéro peut financer :
La dépose et la mise en décharge méritent d'être soulignées : sur une réfection de toiture, c'est un poste réel, souvent sous-estimé au moment du budget.
Depuis le 1er juillet 2016, il est possible de demander un second éco-prêt, dit complémentaire, pour de nouveaux travaux dans le même logement. Deux conditions : il doit être souscrit dans les trois années suivant l'émission du premier, et celui-ci doit être clôturé.
Les critères techniques sont les mêmes que pour l'éco-prêt initial. Le montant total des deux prêts ne peut pas dépasser 30 000 €, et le complémentaire est plafonné à 10 000 € par action financée.
Enfin, lorsque les travaux conduisent à une amélioration de la performance globale du logement, un éco-prêt à taux zéro « performance globale » peut être demandé pour financer jusqu'à 50 000 € de travaux.
Le délai de trois ans pour l'éco-prêt complémentaire court à compter de l'émission du premier prêt, et celui-ci doit être clôturé. Si vous envisagez un chantier en deux temps, cela se planifie dès le premier dossier, pas au moment où l'on décide du second.
Non, et c'est ce qui le rend intéressant pour les ménages aux ressources supérieures, qui ne perçoivent presque rien de MaPrimeRénov'. Il est accessible sans condition de revenus.
Oui. Ce sont deux mécanismes différents : MaPrimeRénov' subventionne, l'éco-PTZ prête à 0 % ce qui reste à payer. Le chauffe-eau solaire et le chauffe-eau thermodynamique sont explicitement cités comme éligibles aux deux.
15 000 € pour une action de travaux, 7 000 € s'il s'agit des parois vitrées —, 25 000 € pour deux actions, 30 000 € pour trois actions ou plus. Et jusqu'à 50 000 € pour un éco-prêt « performance globale ».
Il doit être achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux, et être une résidence principale ou destinée à l'être. C'est la même condition d'ancienneté que MaPrimeRénov' en Outre-mer.
Non, et c'est essentiel. La liste Outre-mer porte sur la protection des toitures, des murs et des baies contre le rayonnement solaire, sur l'eau chaude renouvelable et sur les planchers bas. Les critères techniques sont propres aux DOM, Smax ≤ 0,03 en Martinique et en Guadeloupe, par exemple.
Oui, via l'éco-prêt complémentaire, à souscrire dans les trois ans suivant l'émission du premier, celui-ci devant être clôturé. Le total des deux ne peut pas dépasser 30 000 €.
Une banque ayant signé une convention avec l'État. L'éligibilité des travaux est une chose, l'octroi du crédit en est une autre : la banque examine votre capacité de remboursement comme pour tout prêt.
Nous vérifions tous les dispositifs auxquels vous avez droit, pas seulement le plus connu.
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