Plutôt qu'une fourchette au mètre carré qui ne voudrait rien dire, voici comment se lit un devis de toiture ici — et la ligne que l'archipel ajoute aux autres.
| La ligne | Ce qu'elle doit contenir | Le piège |
|---|---|---|
| Surface | La surface développée, pente comprise. | Un devis calculé sur l'emprise au sol sous-estime de 15 % ou plus. |
| Dépose et évacuation | La couverture existante, son évacuation, la filière utilisée. | Une dépose absente du devis réapparaît en cours de chantier. |
| Charpente | L'état constaté et les reprises prévues. | « Sous réserve de l'état de la charpente » sans montant : le devis n'en est pas un. |
| Couverture | Profil, métal, et accessoires du même métal. | Des accessoires d'un autre métal, moins chers, qui coûteront la fixation. |
| Zinguerie | Rives, faîtières, noues, chéneaux, solins. | C'est la ligne la plus souvent rognée, et celle qui fait les fuites. |
| Fixations | Type, densité, traitement des rives et angles. | Une densité calculée au minimum, sans tenir compte de l'exposition. |
| Logistique | Accès, portage, et traversée pour les îles du Sud. | Une ligne absente qui réapparaît au moment de facturer. |
À Marie-Galante, aux Saintes et à La Désirade, tout le matériel traverse. Cela se traduit par trois choses concrètes sur un devis : une ligne logistique identifiée, des quantités arrêtées avant le départ, et un calendrier calé sur une rotation.
Nous groupons les chantiers d'une même île sur un même passage : c'est ce qui rend cette ligne supportable. Un chantier isolé sur une petite île coûtera toujours plus cher qu'un chantier groupé, et nous le disons plutôt que de le noyer dans le total.
Sur Basse-Terre, c'est l'accès qui pèse : routes étroites, parcelles en pente, portage. Sur Grande-Terre, c'est la zinguerie, choisie pour le milieu salin.
Nous mesurons la toiture en Guadeloupe, puis nous chiffrons ligne par ligne, aides déduites.