En métropole, le PVC équipe la majorité des fenêtres et c'est un choix parfaitement rationnel. Aux Antilles, le rayonnement ultraviolet, la chaleur permanente et le vent cyclonique changent complètement les termes de la comparaison.
Le débat aluminium contre PVC se joue en métropole sur l'isolation thermique et le prix. Ici, ces deux critères passent au second plan : ce qui compte, c'est ce qui tient dans le temps face à un rayonnement UV bien supérieur, à une chaleur qui ne redescend jamais vraiment, à l'air salin et à des vents qui dépassent régulièrement les valeurs métropolitaines.
C'est la raison pour laquelle l'aluminium équipe l'immense majorité des constructions antillaises, y compris les plus modestes, alors qu'il est plutôt le choix haut de gamme dans l'Hexagone.
Aux Antilles, l'aluminium est le choix par défaut, et l'écart de prix se rattrape sur la durée de vie. Le PVC reste défendable sur des ouvertures de petite dimension, en teinte claire, et abritées du soleil direct, une fenêtre de salle de bain sous une avancée de toit, par exemple.
Vous posez des baies coulissantes ou de grandes ouvertures ; votre façade est exposée plein soleil ; vous êtes en bord de mer et vous voulez une menuiserie réparable ; ou vous cherchez des teintes foncées sans risque de déformation.
Il s'agit de petites fenêtres, en teinte claire, sur une façade abritée ; le budget est le critère décisif ; ou vous remplacez à l'identique sur un bâtiment déjà équipé en PVC.
Le vitrage avant le profilé. C'est par le verre que passe l'essentiel de la chaleur, pas par le cadre. Un vitrage à contrôle solaire, ou une protection extérieure, brise-soleil, lames orientables, change bien plus votre confort que le matériau du châssis.
C'est l'erreur qui coûte le plus cher, parce qu'elle porte sur le mauvais poste. Remplacer une fenêtre par une menuiserie neuve ne réduit presque pas l'apport solaire si rien n'arrête le rayonnement avant le vitrage. Or c'est précisément la protection solaire des baies qui est aidée : jusqu'à 25 €/m² de MaPrimeRénov', et surtout 65 €/m² d'EDF Agir Plus en Guadeloupe, un barème qui n'a pas d'équivalent en Martinique. Brise-soleil, volets projetables, lames orientables et films réfléchissants sont éligibles ; les volets roulants ne le sont pas. Et le RGE n'est pas exigé.
Le remplacement d'une menuiserie en lui-même n'est pas le geste le mieux financé. La protection solaire des baies, si, et très inégalement selon l'île.
| Poste | Martinique | Guadeloupe |
|---|---|---|
| Protection solaire des fenêtres et baies, ménage très modeste | 25 €/m² | 90 €/m² |
| Protection solaire des fenêtres et baies, ménage modeste | 20 €/m² | 85 €/m² |
| Protection solaire des fenêtres et baies, ménage intermédiaire | 15 €/m² | 80 €/m² |
| Protection solaire des fenêtres et baies, ménage aux ressources supérieures | — | 65 €/m² |
Lecture : la colonne Martinique ne contient que MaPrimeRénov', aucune prime Agir Plus n'existant sur ce geste dans l'île. La colonne Guadeloupe ajoute 65 €/m² d'Agir Plus, versés quelle que soit la tranche de revenus, ce qui rend le geste intéressant même pour les ménages aux ressources supérieures, qui ne touchent rien de MaPrimeRénov'. Plafond de dépenses éligibles : 200 €/m². Au moins 50 % des baies doivent être traitées. RGE non exigé.
Déconseillé serait excessif. Il est mal adapté aux grandes dimensions, aux teintes foncées et aux façades plein soleil, ce qui représente une grande partie des cas antillais. Sur une petite fenêtre claire et abritée, il fait parfaitement le travail.
Elle a moins d'effet ici qu'en métropole, parce que l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur est faible. L'enjeu antillais n'est pas la conduction par le cadre, c'est le rayonnement solaire à travers le vitrage, et donc la protection solaire.
Un traitement de surface renforcé, laquage de qualité marine, épaisseur d'anodisation supérieure, et une visserie inox. À moins d'un kilomètre du littoral, c'est ce qui sépare une menuiserie qui dure dix ans d'une qui se pique en trois.
Non, et c'est une déception fréquente : les volets roulants sont explicitement exclus du barème EDF Agir Plus sur les protections solaires. Les volets projetables, les brise-soleil, les lames orientables et les films réfléchissants, eux, sont éligibles.
Non. Ce sont des travaux d'aménagement extérieur, pas de rénovation énergétique : ils ne relèvent ni de MaPrimeRénov' ni d'Agir Plus. En revanche, la TVA à 2,1 % s'applique aux travaux réalisés sur un logement achevé depuis plus de 2 ans.
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